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(Prince Africain)Toussaint Louverture |
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Toussaint Louverture |
"Je suis Toussaint Louverture,mon nom s'est peut-être fait connaître jusqu'à vous. Je veux que la liberté et l'égalité règnent à St-Domingue. Je travaille à les faire exister. Unissez-vous à nous, frères, et combattez avec nous pour la même cause".
Chaque année, les Haïtiens se replongent dans
leur histoire pour se souvenir et rendre hommage à un grand homme Prince
Toussaint Louverture. Avec lui, on évoque un épisode de l'histoire d'Haïti et
l'on se remémore par la même, le dur et injuste passé d'une île des Antilles ou
débarqua un jour de 1592 Christophe Colomb; les difficiles conditions de vie
imposées (aujourd'hui aussi, l'histoire se répète) à sa population quand les
Français et les Espagnols s'y installèrent en 1697. Les autochtones y avaient
été remplacés par des esclaves amenés d'Afrique.
Parmi eux, François Dominique Toussaint, né
esclave le 20 mai 1743 à Saint-Domingue (aujourd'hui Haïti), sur la
plantation Breda, au Haut du Cap, d'un père aux origines béninoises. En
effet, de nation Arada (peuple du Bénin), Hippolyte Gaou, fils d'un roi africain
et père de Toussaint Louverture, aurait figuré parmi les chefs qui avait été
enlevé par une tribu ennemie, puis vendu à des Arabes, avant d'être
revendu à des Blancs. Le jeune Toussaint est solidaire de ses frères d'injustice
devant l'épouvantable quotidien qu'ils subissent.
Il devient le cocher de son maître et en profite
pour se plonger dans l'apprentissage et l'écriture de la langue française. Les
événements se précipitent quand en 1789
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Le 29 août 1793, Sonthonax commissaire civil
membre de la "Société des Amis des Noirs" proclame l'abolition de l'esclavage
dans la province du nord de Saint-Domingue. Elle prendra aussi effet dans le sud
et dans l'ouest dans les deux mois suivants.
Toussaint Louverture y voit une occasion de mieux
faire entendre la voix de ses compatriotes et d'obtenir gain de cause. Il
prône la non-violence et parvient à sauver les Blancs, dont son maître,
de la
vengeance de leurs anciens esclaves. Il devient, sur ces entrefaites, le chef de
file de l'insurrection. A la tête de l'armée, il arrive à
débarrasser l'île des Français royalistes puis des Espagnols. Il espère
enfin toucher à la réalisation de ses projets lorsque les Mulâtres, jaloux de
l'influence croissante des Noirs, se réunissent sous les ordres du général
Rigaud qui commandait dans le Sud, afin de porter de fausses accusations contre
Toussaint Louverture.
Suite à cela, une révolte éclate contre lui,
et les partisans des mulâtres tenteront de l'éliminer, sans succès. Non
seulement Toussaint Louverture écrase la rébellion, mais il devient
l'homme fort d'Haïti. Devant son rêve d'une Haïti indépendante, il se heurte, à
la détermination de Napoléon qui voit en lui un ennemi redoutable. Le rêve de
faire d'Haïti un pays libre n'est brisé, cependant que par le décret de Napoléon
qui rétablit à nouveau l'esclavage dans l'île.
Toussaint refuse de s'incliner devant cette décision et poursuit la révolte jusqu'à proclamer, en 1800, l'indépendance d'Haïti. En 1801, une épidémie de fièvre jaune ravage la population haïtienne. En 1802 Bonaparte décide d'envoyer des troupes, commandées par le général Leclerc à Saint-Domingue ( Haïti) pour le rétablissement de l'esclavage, et à leur arriver ils furent fasse à un peuple debout, malgré le très haut niveau de l'armée napoléonienne, l'ardeur des combats, obligera Leclerc à signer la paix le 5 mai 1802 en respectant la liberté des Noirs, de leur laisser l'administration de Saint-Domingue. La paix signée la population entière fût ravie . Toussaint Louverture était considéré par le Consul ainsi que par Leclerc comme l'achoppement pour le rétablissement de l'esclavage réclamé avec force par Napoléon Bonaparte ; donc il fallait le supprimer. Débute donc une machination qui mènera à sa perte. Leclerc En profitant d'une lettre qui lui fût envoyer par Toussaint louverture, lui signifiant des problèmes liés à la soldatesque, il lui demanda par écrit de se mettre en relation avec le Général Brunet pour un dénouement aux problèmes posés. Le général Brunet fit part à Toussaint Louverture d'une lettre dont voici le contenu:
"Voici le moment, citoyen général, de faire connaître d'une manière incontestable au Général en chef que ceux qui peuvent le tromper sur votre bonne foi sont des malheureux calomniateurs. Il faut me seconder...Nous avons, mon cher Général en chef des arrangements à prendre ensemble, qu'il est impossible de traiter par lettre, mais qu'une conférence d'une heure terminerait. Si je n'étais pas excédé de travail,de tracas minutieux, j'aurais été le porteur de ma réponse; mais ne pouvant sortir ces jours-ci, faites-le-vous même. Si vous êtes rétabli de votre indisposition, que ce soit demain; quand il s'agit de faire le bien, on ne doit jamais retarder...Vous ne trouverez pas dans mon habitation champêtre tous les agréments que j'eusse désiré réunir pour vous recevoir, mais vous y trouverez la franchise d'un galant homme qui ne fait pas d'autres voeux que pour la prospérité de la colonie et pour votre bonheur personnel. Si Madame Toussaint, dont je désire infiniment faire la connaissance, voulait être du voyage, je serais content.Si elle à besoin de chevaux, je lui enverrai les miens...Je vous le répète, Général, jamais vous ne trouverez d'ami plus sincère que moi. De la confiance dans le capitaine général, de l'amitié pour tout ce qui est subordonné,et vous jouirez de la tranquillité ". Malgré les divers avertissements pour le convaincre que le général Brunet avait l'ordre de l'arrêter, Toussaint Louverture décide de se rendre à Saint Georges.
Il est arrêté par les officiers français . Dans la nuit du 7 au 8 juin 1802 il sera embarqué sur le navire " Héros", et expédié en France où il sera enfermé au Fort de Joux, près de Pontarlier. Plutôt que d'envisager un procès, Napoléon le laissera croupir en prison. Le 07 avril 1803, Toussaint Louverture décède dans d'horribles souffrances...
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Toussaint Louverture avait épousé Suzanne Simon
Baptiste, femme noire, et libre, déjà mère d'un enfant Placide, elle lui
donnera deux fils Isaac et Saint-Jean. Après sa mort, sa famille dut s'installer
à Agen. Son troisième fils y mourra de langueur, et sa femme y expirera en 1816.
Son fils Isaac décédera à Bordeaux le 26 septembre
1853.
Shenoc le 30/03/07
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